Si le budget est en quelque sorte le tableau de fonctionnement ou l’outil de travail d’une collectivité local sur une annéee tel n’est pas le cas pour nombre de collectivités locales de la région de Kolda.Les budgets sont certes élaborés puis votés mais sans tenir compte des besoins ou préoccupations des populations.Si l’on est dans une commune par exemple l’essntiel du budget va au fonctionnement du cabinet du Maire et à l’éclairage public, la part réservée aux investissements est quasi inexistante.Dans une commune comme celle de Kolda cela est inacceptable quand on sait les difficultés auxquelles les populations font face,on peut retenir entre autres le taux de mortalité maternelle élevé, le taux d’infection MST/VIH SIDA élevé,beaucoup de femmes souffrent de fistules vésico-vaginales,des postes de santé et cases de santé qui manquent de tout pour ne citer que le domaine de la santé.On pourrait parler d’autres secteurs laissés en rade tel celui de l’éducation où on retrouve un pléthore d’effectifs inquiètant dans les établissements scolaires publics.Là,les élèves s’asseoivent par trois à quatre par table banc aussi bien au niveau de l’élémentaire que du secondaire.En milieu rural,on continue encore à attendre l’aide de l’Etat malgré la décentralisation qui est en vigueur depuis plus d’une décenie.Alors,on peut bien imaginer que pour mettre en place un budget pour des communautés rurales qui ne maîtrisent pas elles mêmes les délimitations précises de leur territoire n’est pas chose facile.D’abord, puisque le budget n’est qu’une prévision, l’élaboration de celui-ci manque souvent d’objectivité : nulle part dans les budgets votés n’apparaît la volonté de réduire la vulnérabilité desv activités agricoles,le souci d’améliorer la qualité et l’offre de services de santé et de sécuriser la production animale par la mise en place d’une politique de renforcement de la lutte contre le vol de bétail entre autres.Ici aucun budget d’une collectivité locale n’a été cité en exemple pour ne pas créer des frustrations mais ce qu’il faut surtout retenir ici c’est que les budgets des collectivités locales ne répondent pas aux réalités sur le terrain.Maintenant on est libre de dire que les moyens font défaut ; ça c’est un autre débat.
Abba Sané